Changer une fermeture éclair
C'est la panne qui envoie le plus de vêtements en parfait état au fond d'un placard, alors que la pièce elle-même n'a rien.
Trois vérifications avant tout
Regardez la fermeture de près, en pleine lumière. Ce que vous verrez décide de tout.
1. Les dents sont-elles intactes ?
Faites glisser un doigt le long des deux rangées. Si une dent manque, est tordue ou arrachée, la fermeture doit être remplacée. Le curseur ne peut pas refermer une rangée incomplète, quel que soit le réglage.
2. Le curseur ferme-t-il sans écarter ?
Remontez le curseur lentement. Si les dents se rouvrent juste derrière lui, c'est le curseur qui est usé, pas la fermeture. Il s'est écarté à force de passages et ne serre plus assez.
Un curseur seul se remplace, et c'est la réparation la plus rapide et la moins chère. La fermeture d'origine reste en place.
3. Le bas tient-il ?
Sur un blouson, la butée du bas encaisse tous les efforts. Si elle a lâché et que les deux côtés se séparent, il faut remplacer l'ensemble : cette pièce ne se recoud pas seule de façon durable.
Ce qui change le prix
C'est pour ça que cette prestation est sur devis, et non par prudence commerciale. L'écart de travail entre deux cas est énorme.
Une fermeture de jupe ou de pantalon est courte, accessible, sans doublure à contourner. C'est le cas le plus simple.
Une fermeture de blouson ou de manteau est longue, souvent prise dans une doublure qu'il faut découdre puis remonter, parfois avec un rabat par-dessus. Le travail peut être cinq fois plus long.
Une fermeture invisible de robe demande une pose au millimètre : elle doit disparaître complètement dans la couture, sinon elle se voit d'autant plus qu'elle est censée être invisible.
S'ajoute la question de la pièce elle-même : longueur, largeur des dents, métal ou nylon, séparable ou non, et la couleur. Une teinte courante se trouve tout de suite, une teinte particulière se commande.
Ce qu'il ne faut pas faire en attendant
Ne forcez pas. Le réflexe de tirer fort sur un curseur coincé arrache des dents, et transforme une réparation de dix minutes en remplacement complet.
Si le curseur accroche, regardez d'abord s'il n'y a pas un fil de doublure ou un morceau de tissu pris dedans. Dégagez-le doucement, à la main, sans pince.
Ne lavez pas le vêtement fermeture ouverte. En machine, les dents s'accrochent au reste du linge et se tordent. Fermez-la avant, toujours.
Et si la fermeture accroche sans raison apparente, frottez les dents avec une mine de crayon à papier : le graphite lubrifie sans tacher. Ça règle beaucoup de cas bénins.
Quand ça ne vaut pas la peine
Sur un vêtement très bon marché et déjà usé par ailleurs, le remplacement peut dépasser la valeur de la pièce. Je le dis franchement plutôt que de prendre le travail.
En revanche, sur un blouson de qualité, un manteau d'hiver ou une robe qu'on aime, c'est presque toujours rentable : le reste du vêtement a souvent des années devant lui.
Comment ça se passe
Je viens chez vous, je regarde la fermeture, je vous dis ce qui se répare et ce qui se remplace, et je vous annonce le prix. Vous décidez à ce moment, avant que j'emporte quoi que ce soit.
Si la pièce doit être commandée dans une teinte particulière, je vous le dis aussi, et le délai s'allonge de quelques jours.
Le détail de la prestation est sur la page remplacement de fermetures éclair.
Envoyez-moi une photo
Une photo de la fermeture, prise de près et de face, suffit souvent à savoir de quel cas il s'agit. Envoyez-la par SMS et je vous réponds avant même de me déplacer.
Ajoutez-en une deuxième du vêtement entier : c'est elle qui me dit s'il y a une doublure à contourner.
Une fermeture qui a lâché ?
Envoyez-moi une photo par SMS, je vous dis si elle se répare ou se remplace.
Du lundi au samedi, de 9h à 18h30